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Le jumeau numérique de Lovochemie permettra de simuler des situations de crise

22. 5. 2026

Les innovations ne naissent pas uniquement dans les laboratoires ou les centres de développement. Souvent, elles sont le résultat du travail des personnes qui développent leur savoir-faire professionnel de manière systématique et sur le long terme. C’est le cas de notre collègue Oto Weber de Lovochemie, qui a obtenu l’année dernière son diplôme à la Faculté de l’environnement de l’UJEP en géoinformatique environnementale ; ses études lui ont été rendues possibles grâce à un accord de qualification. Le résultat de son mémoire est un jumeau numérique unique du site de production de Lovochemie. Ce projet, qui a également suscité l’intérêt des professionnels, apporte aujourd’hui des atouts concrets en matière de sécurité, de gestion et de développement de notre usine.

Oto Weber travaille comme spécialiste SIG (système d’information géographique) chez Lovochemie depuis plus de dix ans. Dans le cadre de ses missions, il se consacre au développement et à la gestion d’outils de géoinformation essentiels à la gestion efficace des sites, des infrastructures et des données. Grâce au soutien de l’entreprise, il a pu poursuivre son développement professionnel et approfondir ses compétences en poursuivant ses études à l’UJEP, où il s’est spécialisé en géoinformatique environnementale.

Le sujet de son mémoire était étroitement lié aux besoins pratiques : créer une copie virtuelle en 3D précise du site de production chimique de Lovosice, qui servira d’outil pour les analyses spatiales, la planification du développement et la simulation de situations de crise. Il ne s’agissait pas d’une expérience théorique, mais d’un projet destiné à une utilisation directe en exploitation.

Le jumeau numérique de Lovochemie permettra de simuler des situations de crise

Comment le jumeau numérique du site a-t-il vu le jour ?

Le jumeau numérique a été créé à partir d’une collecte sans contact de données spatiales à l’aide de drones. Ceux-ci étaient équipés d’une caméra classique pour la photogrammétrie ainsi que d’un scanner laser LiDAR. Il en résulte des dizaines de milliers de photos et des millions de points cartographiant les bâtiments, les installations techniques et le terrain environnant.

La combinaison de ces méthodes a permis de créer un modèle 3D géométriquement précis et visuellement réaliste de l’ensemble du site de Lovochemie. Une nouvelle orthophoto haute résolution, d’environ 3 cm par pixel, a également été créée à partir de ces mêmes données. Il en résulte une image numérique détaillée de l’ensemble de l’usine, qui correspond à la réalité avec une précision exceptionnelle.

Ce projet se distingue avant tout par son ampleur. Des modèles aussi détaillés sont généralement élaborés pour des bâtiments individuels, et non pour l’ensemble d’un site industriel de cette envergure. Le traitement de cette énorme quantité de données a nécessité des calculs parallèles sur les dix ordinateurs les plus puissants de la faculté. Cela témoigne de la complexité et du niveau technique de l'ensemble de l'ouvrage. De plus, la collecte de données sur le site chimique était complexe sur le plan logistique : il a fallu coordonner les vols de drones, la circulation sur la voie ferrée de service ainsi que les mesures de sécurité, supervisées par les pompiers de l’entreprise. La société ArcDATA PRAGUEa également participé à ce projet.